|
Mes convictions sur l’Equitation Classique et la Légèreté.
En créant en 1929 un Concours de Dressage International, la FEI avait pour but de préserver l’Art Equestre, de le conserver dans la pureté de ses principes afin de le transmettre intact aux générations futures. Malheureusement, malgré l’article 418 du règlement des concours de dressage, la FEI n’a pas pu empêcher l’influence du dressage de compétition, qui est certes de grande qualité, mais fortement influencé par l’Allemagne, et directement adapté au modèle de ses chevaux. On a échoué dans la reconnaissance du modèle d’autres races. Pourquoi cultiver cet esprit d’exclusion ? Parlons simplement du placé du cheval :
A l’époque, les chevaux étaient placés ainsi :
Le cavalier n’a pas à porter son cheval. Seules, des rênes à demi-molles véhiculent les informations nécessaires et suffisantes à la communication entre le cavalier et le cheval ! Evidemment le relèvement de l’encolure est une opération délicate qui doit faire preuve de la part du cavalier d’une grande délicatesse, parce que si il est demandé en force, il entraîne une contraction de la ligne du dessus, qui selon l’expression consacrée creuse le dos ! Le relèvement de l’encolure du cheval est devenu un tabou dont il vaut mieux s’abstenir de parler dans certains milieux. Ceux qui prétendent que le relèvement de l’encolure creuse le dos du cheval, n’ont peut-être pas eu la chance d’expérimenter le contraire par manque de connaissance et de temps ! Même si nous avons souvent l’occasion d’observer le relèvement de l’encolure au naturel chez le cheval (voir photos des poulains ci-dessous), l’enseignement ne prévoit pas de faire comprendre au cavalier que le cheval peut relever son encolure sans pour autant contracter son dos. Il ne prévoit pas non plus d’enseigner au cavalier qu’il lui est possible de décourager la contraction de la ligne du dessus grâce à un travail spécifique «l’effet d’ensemble». C’est par des restrictions de ce genre que notre patrimoine culturel se réduit à l’équitation des livres !
L’effet d’ensemble a pour but d’immobiliser le cheval, ou lui faire
conserver l’allure et la direction voulues. Aussi, pour arriver à ce
résultat, la main, les jambes et, au besoin, l’éperon doivent-ils
toujours agir avec une progression continue et graduée, jusqu’à
l’obtention de l’effet cherché. Dans le rassembler, comme c’est au
contraire la mobilité des extrémités, ou une plus grande détente des
ressorts, que l’on s’efforce de produire ou d’entretenir, les jambes et,
s’il est nécessaire, les éperons doivent se faire sentir par des
pressions successives, répétées, alternées, mais non continues. En
résumé, l’effet d’ensemble calme, éteint ou règle ; le rassembler anime,
réveille, surexcite l’activité,donne la vie et le brillant.
Ces poulains en complète liberté sont naturellement très relevés dans l’encolure, et ne contractent pas pour autant leur dos !
Pourquoi nous sommes-nous fait une vision du cheval avec la tête en-bas,
ce qui lui fait perdre toute sa fierté, sa noblesse et son vibrato ?
|
|||||||||||||||